Quelle est la réalité dans un pays comme la France dont la population est de 67 millions d'habitants?

Chaque année, nous tuons plus d'un milliard d'animaux dans les abattoirs françaisDans le plus grand abattoir de porcs, un animal est tué toutes les 5 secondes, 700 toutes les heures et 50 000 par semaine.

Photo: L214 Éthique & Animaux (cliquez sur les photos pour agrandir)
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La majorité des animaux vivent sans accès extérieur.

83% des poulets et 95% des porcs vivent dans des bâtiments. 68% des poules pondeuses et 99% des lapins vivent même dans des cages. 

Confinés dans des espaces exigus, ils ne disposent pas de liberté de mouvement.

Photo: L214 Éthique & Animaux
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Des mutilations de parties sensibles telles que coupe de la pointe du bec chez les volailles, cisaillement des dents, de la queue, castration chez les porcelets, écornage chez les bovins sont largement répandues. Celles-ci sont effectuées le plus souvent sans anesthésie, ni antidouleur.

 

 

Photo: L214 Éthique & Animaux
Photo: L214 Éthique & Animaux

Les vaches sont mises enceintes par insémination artificielle chaque année et séparées de leurs petits peu après la naissance alors qu'elles sont très liées à leur progéniture.

Elles produisent trois fois plus de lait aujourd'hui que dans les années 50, même pendant leur grossesse qui dure 9 mois. Elles sont envoyées aux abattoirs épuisées vers l'âge de 5 ans environ, alors qu'elles peuvent vivre jusqu'à 20 ans.

Au bout de 2 ans, les veaux sont envoyés aux abattoirs pour la consommation alimentaire, les génisses remplacent les mères. 

  

Photo: L214 Éthique & Animaux
Photo: L214 Éthique & Animaux

Environ 40 millions de poussins mâles sont broyés ou gazés chaque année peu de temps après leur naissance car ils ne peuvent pas produire d'oeuf, ni être engraissés rapidement pour la viande.

Les poules pondeuses sont exploitées pendant 1 à 2 ans avant d'être envoyées aux abattoirs alors qu'elles peuvent vivre une dizaine d'années. Elles produisent 300 oeufs par an, les poules sauvages au plus 60 oeufs.

Dues aux changements génétiques, à leur alimentation et aux conditions de vie, les animaux développent des maladies physiques (musculo-squelletiques, respiratoires ou métaboliques, infections cutanées, mammites...) ou des troubles psychiques (cannibalisme, stéréotypie...). Beaucoup meurent avant l'abattage. Le risque de propagation de virus et bactéries dans les élevages est aussi élevé. En 2016 - 2017, du à plusieurs foyers de grippe aviaire, on a tué en 4 mois plus de 3.7 millions de canards, la majorité à titre préventifPlus de 500 tonnes d'antibiotiques sont consommés chaque année en élevage, ce qui augmente les risques d'infection et de mortalité par des bactéries résistant aux multiples médicaments aussi bien pour les animaux que pour les humains.

Photo: Paul Beaufort
Photo: Paul Beaufort

La pêche

Tout comme les êtres humains et autres mammifères, ainsi que les oiseaux, les poissons percoivent la douleur. Ils subissent de multiples traumatismes liés à la décompression durant la remontée (vessie natatoire dilatée ou éclatée...), écrasement sous leurs congénères dans les filets, empalement, asphyxie en surface, coups, éviscération à vif, agonie prolongée s'ils sont jetés sur la glace encore vivants. Leur mort peut durer plusieurs heures.

 

Les conditions de vie dans l'aquaculture sont les mêmes que dans tout élevage intensif avec manque d'espace, surnombre, parasites et maladies, usage immodéré d'antibiotiques, changements génétiques.

 

Quel est l'impact de la consommation d'animaux sur l'environnement et les humains?

Photo: Paul Beaufort
Photo: Paul Beaufort

Un tiers des céréales (près de la moitié en France) et trois quarts du soja dans le monde sont utilisés pour l'alimentation des animaux, alors que cette alimentation pourrait nourrir de manière bien plus efficace directement les êtres humains. Non seulement il y a une perte importante de nourriture, mais aussi une augmentation des besoins en eau, de l'utilisation de pesticides et engrais, de la déforestation au service de la production fourragère, et une perte d'espaces naturels pour les humains et les animaux sauvages.

En accaparant les végétaux, la consommation d'animaux contribue au prix élevé des produits végétaux, et donc en partie à la malnutrition dans le monde, touchant actuellement 800 millions de personnes.

La consommation d'animaux représente aussi un important facteur de changement climatique. L'élevage, la production et le stockage des aliments pour animaux et de la viande émettent autant de gaz à effet de serre que l'ensemble du secteur des transports (aérien, routier, maritime). De plus, des forêts vierges comme l'Amazonie, véritables puits de carbone, sont détruites pour la production d'aliments pour animaux, exportés vers les élevages intensifs français notamment.

Photo: Paul Beaufort
Photo: Paul Beaufort

L'alternative

La souffrance animale et la part de l'exploitation animale aux problèmes sanitaires et environnementaux pourraient être évitées en changeant l'alimentation vers le végétalisme, et en utilisant des matériaux végétaux ou synthétiques pour les vêtements, les chaussures, les couettes...

Vous pouvez trouver maintes informations sur internet, dans les livres, vidéos et documentaires, les journaux souvent à la rubrique environnement ou planète, sur la vie et mort des animaux consommés et le choix alternatif. Les sites suivants ne sont pas exhaustifs. 

 

Références

www.viande.info.

Les saigneurs des abattoirs, A. Garric, Le Monde, 28/06/2016.

Dictionnaire horrifié de la souffrance animale, A. Civard-Racinais, 2010, Fayard.

Grippe aviaire après l'abattage préventif six semaines de vide sanitaire dans le sud-ouest, Le Monde avec AFP, 02/04/2017.

Suivi des ventes d'antibiotiques vétérinaires, Rapport annuel 2016, Anses, 09/10/2017.

Le pire a lieu en mer. Les méthodes de la pêche commerciale, A. Mood, Rapport 2010, Fishcountorg.uk. Trad. francaise E. Barraud, Cahiers spécistes, 3/11/2011.